27 décembre 2009
LE COEUR A LA CRAIE de Daniel Picouly
L’AUTEUR :
Daniel Picouly est né le 21 octobre 1948 à Villemomble, Seine-Saint-Denis (France).
Il est le onzième des treize enfants de Paulette, Morvandiote, et de Roger, Tarbais d’origine martiniquaise, chaudronnier à Air France.
E
nfance multi heureuse à Villemomble (en pavillon minuscule) puis à partir de 1962 à Orly (en HLM moins minuscule). Scolarité un peu fantaisiste et buissonnière, il n’obtient pas le bac.
En octobre 1991,il publie son premier livre La Lumière des Fous aux Editions du Rocher. La Série Noire l’avait jugé “trop noir” .
Après quelques titres policiers (Nec, Les larmes du chef) publiés chez Gallimard à la Série Noire et le succès des romans Le Champ de Personne,chez Flammarion, Prix des Lectrices de ELLE 1996, et L’Enfant léopard chez Grasset, Prix Renaudot 2000, il renonce à l’enseignement pour se consacrer à son métier d’écrivain.
Viennent ensuite les romans Paulette et Roger, Fort-de-l’eau, Le cœur à la craie, La treizième mort du Chevalier et Un beau jeudi pour tuer Kennedy, tous publiés chez Grasset.
Il invente pour la jeunesse la série des Lulu Vroumette, aventures d’une tortue « véloce » illustrées par Frédéric Pillot, dont les éditions Magnard publient en septembre 2009 le douzième album. Un dessin animé en est tiré et sera diffusé dès 2010 sur France 5 et la chaîne TIJI.
Daniel Picouly est président des jurys des prix littéraires : RFO, Marcel Pagnol et Le Prince Maurice.
Il est membre des jurys des prix littéraires : Populiste, France Télévisions, Palatine du Roman historique, des Amériques Insulaires et des Caraïbes.
Parallèlement il anime des émissions télévisuelles comme “Café Picouly”, “Café littéraire”.
Mais sa priorité reste l’ écriture.
LE LIVRE :
Résumé : Vous souvenez-vous de votre premier coup de foudre ? Eux ne s’en souviennent pas, ils le vivent. Eux, c’est Bonbec et son ami, les deux gamins du “champ personne”. L’un a une poule. L’ autre pas. Et à neuf ans, ça change tout. Notre héros se lance dans une course à l’amour : sa petite voisine ; une infirmière ; l’ ange de Noël ; Saïda, et même une certaine Marie-Antoinette qui se prétend reine de France.
MON AVIS : Encore une fois le hasard a bien fait les choses. Je ne connaissais pas l’ auteur, et il est vrai qu’en lisant le résumé, on ne sait pas trop dans quelle histoire nous allons être embarqué.
Et là, oh surprise, dès les premières pages on nous emmène dans la vie trépidante de deux gosses de 9 ans des années 50. Leurs amis, leurs amours, leurs emmerdes. Mais surtout leurs amours, car notre petit héros n’a de cesse d’avoir le coup de foudre. Il parait que si on a pas le coup de foudre à 9 ans, on est pas normal…
Bien entendu vous vous rendrez compte, en lisant la biographie de l’auteur, que ce roman ressemble étrangement à sa propre enfance.
J’ai simplement adoré. De voir par les yeux de ces enfants fut pour moi un bain de jouvence et aussi une expérience extraordinaire car je ne suis pas née à cette époque, mais bien après. Je me retrouve en bord de Marne pour un pique-nique près des guinguettes, je suis les avancées russes pour la conquête de l’ espace etc…..
PICOULY Daniel, la lettre P du challenge ABC

13 décembre 2009
L’AMI RETROUVE de Fred Uhlman
Ce récit de Fred Uhlman est paru en 1971.
L’auteur nous raconte l’ amitié entre deux adolescents, Hans Schwarz, fils d’un médecin juif, et Conrad von Hohenfels, jeune aristocrate allemand, pendant la montée en puissance du régime nazi (1932) à Stuttgart. Face à la persécution de plus en plus accrue du peuple juif, les parents de Hans décident de l’envoyer en Amérique.
Devenu avocat et père de famille et vivant dans le Massachusetts, Hans reçoit un courrier de son ancienne école de Stuttgart et son passé, qu’il tente d’oublier, lui revient d’une façon tragique.
Plusieurs personnes m’ont conseillé ce roman . J’ai donc suivi leur conseil et me suis mis à la lecture de ce court récit qui ne m’a pas laissé indifférente. Pour mieux appréhender le sujet, je l’ai couplé avec la lecture de “ inconnu à cette adresse” de Kressmann Taylor, qui lui parle d’une amitié entre deux adultes. La fin du récit de Uhlman est bien différente de celle de Taylor. Mais je ne vous les dévoilerais pas.
L’histoire est touchante mais il m’a manqué un peu de matière. Ce fut pour moi un peu court, un peu survolé. J’aurai aimé que l’auteur entre un peu plus dans le sujet, dans la complexité des rapports entre les hommes, les peuples, face au nazisme.
Mais c’est bien écrit, je l’ai dévoré en peu de temps et n’ai pas trouvé le style lourd et pompeux.
UHLMAN Fred : la lettre U du CHALLENGE ABC
Elle en parle aussi : Mélusine

20 novembre 2009
LA BALLADE DE BABY de Heather O’Neill
C’est l’histoire de Baby, une môme des villes qui grandit trop vite et comme elle peut dans un environnement hostile et solitaire. Il y a bien Jules, son père intermittent,trop gamin pour lui assurer la stabilité d’un foyer et trop junky pour la protéger des dangers du dehors. A chaque rechute, ils déménagent, d’hôtels borgnes en appartements miteux, dans les quartiers les plus sombres de Montréal. Alors, quand la lumière s’éteint, Baby essaie d’inventer. Mais c’est dur dans la rue d’éviter les pièges pour un gamine de douze ans parce que “ les autres essaient sans cesse de vous arracher à l’enfance à coup de pied”. Volontaire et résistante, Baby ne veut surtout pas passer de l’autre côté, pourtant, en toute innocence, elle va se laisser aspirer vers des expériences de plus en plus extrêmes.
Premier roman de Heather O’Neill, la ballade de Baby est un voyage “borderline” entre l’enfance et le monde adulte. Comment une gamine de douze ans peut-elle faire pour ne pas sombrer dans les travers de la vie, lorsque le seul adulte qui est doit l’élever est plus gamin qu’elle ?
Bon, je dois dire qu’il n’y a aucun mystère, ni surprise à la lecture, tout est tel que l’on se l’imagine : drogue, prostitution, vol. Mais il y a aussi tous les moments où Baby arrive à être une enfant presque comme les autres.
En conclusion, je dirais que ce roman a été facile à lire, mais je n’en garderais pas un souvenir profond.
Heather O’Neill : la lettre O du challenge ABC

15 novembre 2009
CLANDESTIN de James Ellroy
L’ AUTEUR :
Né en 1948, James Ellroy (de son vrai nom Lee Earle Ellroy), vit, après le divorce de ses parents en 1954, à El Monte, un quartier modeste de Los Angeles: c'est là que sa mère est assassinée en 1958. Après quelques années noires (drogue, alcool, délinquance), il écrit son premier roman à trente ans.
Les premiers romans d'Ellroy sont marqués par la figure maternelle, auxquels peuvent être associé par exemple le personnage du Dalhia Noir, victime atrocement mutilée du roman éponyme qu'il publie en 1987 (inspiré d'une véritable affaire jamais résolue ayant défrayé la chronique à la fin des années 1940) . Sa ville natale sert de décor à des oeuvres comme L.A. Confidential.
Devenu une référence du roman noir, James Ellroy inspire nombre de réalisateurs comme Curtis Hanson ou Brian de Palma qui prennent un malin plaisir à recréer l'univers sombre de son oeuvre.

LE LIVRE :
Résumé :
Il n'y a pas que les enquêtes de police qui soient "clandestines" dans ce roman de James Ellroy. Il y a aussi les ambitions, les liaisons amoureuses et sexuelles, les pulsions, les violences, les vies anodines, les morts atroces, les rédemptions. Elles mèneront l'agent de police Freddy Underhill sur la piste d'un tueur de femme pendant "les dernières années de sa jeunesse".
Mon avis : Ce deuxième roman de James Ellroy nous renvoie dans les années 50, dans le Los Angeles sombre et glauque avec ses embrouilles et ses magouilles. Fred Underhill, un jeune policier ambitieux brise sa carrière naissante en enquêtant sur le meurtre d’une jeune femme étranglée à son domicile. Bien entendu, dans cette première partie du roman, flotte comme un fantôme la tragique histoire du Dahlia noire ( un crime atroce perpétré quelques années plus tôt et qui reste un mystère pour le L.A.P.D.).
Etant dans l’obligation de démissionner de la police, Fred essaie de vivre sa vie , mais la mort de cette femme plane sur son existence comme une épée de Damoclès. La découverte d’une autre femme retrouvée morte dans des conditions similaires à la première victime, le pousse dans une quête de la vérité. Pour la justice, pour sa vie et pour l’amour de sa femme….
Pas une seconde je ne me suis ennuyée en suivant la course folle de Fred Underhill. Jusqu’au bout, il nous tient en haleine et nous cherchons avec lui qui a bien pu tuer ces femmes. Démarrant avec une équation simple : une victime, un suspect et un flic, nous avançons pour découvrir au fur et à mesure des tas de ramifications qui nous tissent une véritable toile d’araignée.
Franchement, j’avais bien aimé le “Dahlia noire” mais j’y avais trouvé quelques longueurs alors que pour ce roman j’ai trouvé beaucoup de dynamisme et une écriture bien plus fluide.
Je vous le conseille vivement, vous ne serez pas déçu.
Ellroy James : La lettre E du challenge ABC.

30 octobre 2009
RITUEL DE CHAIR de Graham Masterton
L’AUTEUR :
Graham Masterton est un auteur écossais, né en 1946 à Edimbourg. Il est surtout connu pour ses romans d'horreur.
Après ses débuts dans le journalisme, il se tourne vers la littérature fantastique et connaît le succès en 1975 avec son premier roman Manitou, adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal.
Graham Masterton vit aujourd'hui en Irlande, près de Cork, où il continue d'écrire les aventures de Jim Rook, un sympathique mais étrange professeur souvent témoin de phénomènes surnaturels chez ses élèves.
Il a également écrit de nombreux manuels sur la sexualité Comment être un amant parfait : il était éditeur du magazine pour adulte MayFair et de l'édition britannique de Penthouse.
Résumé : Charlie Mc Lean, grand critique gastronomique, emmène son fils Martin pour une tournée d’une semaine. Mais quand, dans le fin fond du Connecticut, on lui refuse l’entrée d’un restaurant français “ Le Reposoir”, Charlie n’a de cesse que de vouloir aller y manger. Grosse erreur, car ce n’est pas un établissement traditionnel, mais le repaire d’une secte anthropophage. Pour eux, la cuisine n’est pas seulement un art, c’est une véritable religion : Martin est enrôlé comme dévot, et va servir de nourriture. Charlie va tout tenter pour récupérer Martin, il ira jusqu’à participer à un rituel d’initiation. Mais parviendra-t-il à sauver son enfant ?
MON AVIS : Rien de tel qu’un bon livre d’horreur pour vous faire une bonne frayeur. Et avec celui-ci je n’ai pas été déçue. J’adore me faire peur ! Alors cette histoire de tarés mangeant de la chair humaine au nom de Jésus Christ Notre Seigneur, dans le fin fond de l’ Amérique, c’est un régal !!!!
Ce qui est bien avec Masterton, du moins c’est mon point de vue, c’est que ces romans ne sont pas vulgaires, car la difficulté dans cet exercice est de ne pas tomber dans le ridicule et l’obscène.
Dans Rituel de chair, la recette est équilibré : une bonne dose d’hémoglobine, quelques détails croustillants ( des doigts, des bras et des pieds tranchés), une pincée d’humour. Vous voilà avec un livre a ne pas lire dans le noir, mais que vous dévorez avec délectation. Pur frisson garanti !!!!!
Alors à table……
Un, deux, trois, je te mange un doigt
Quatre, cinq, six, puis j’attaque la cuisse,
Sept, huit, neuf, ton œil c’est un œuf…..
Graham MASTERTON, la lettre M du challenge ABC. CLICK

26 octobre 2009
HOMMES ENTRE EUX de Jean Paul Dubois
L’AUTEUR :
Jean-Paul Dubois est né à Toulouse en 1950. Avant d'être l'auteur d'une dizaine de romans, de recueils de nouvelles et de plusieurs essais dont Eloge du gaucher dans un monde droitier, Dubois se lance dans le journalisme et travaille au Nouvel Observateur. Il est l’auteur entre autre de Je pense à autre chose, Tous les matins je me lève, Si je pouvais me rapprocher. Le très remarqué Kennedy et moi qui remporte, en 1996, le prix France télévisions( adapté au cinéma par Sam Karmann, avec Jean-Pierre Bacri en vedette). Son roman Une vie française est récompensé par le prix du roman FNAC et le prestigieux prix Femina 2004. Si en 2006 Vous plaisantez, monsieur Tanner aborde de façon humoristique l'enfer des travaux, Jean-Paul Dubois revient en 2007 à plus de gravité avec Hommes entre eux. Suit un an plus tard Les Accommodements raisonnables qui, entre tragique et comique, confirme encore une fois la qualité de la plume de l'auteur.
( source EVENE )
Résumé : Paul Hasselbank est atteint d’une maladie incurable. Il va bientôt mourir et veut revoir une dernière fois sa femme Anna, qui l’a quittée. Il n’attend plus rien de la vie, à part cette ultime confrontation. Son périple le mène à North Bay, une ville de l’Ontario, sur les bords du lac Nipissing.
Cette quête ne le mènera pas à Anna mais à Floyd Paterson, un homme des bois, qui vivait il y a peu avec elle. Lors d’une tempête de neige, les deux hommes sont forcés de cohabiter dans la petite maison de Floyd, en attendant une accalmie. Le moment de s’affronter face à face est venu. Ils vont connaître, enfin, leur heure de vérité. Mais vont-ils y survivre ?
Mon Avis : Dans un décor d’une pure beauté, les paysages du grand nord canadien, Jean Paul Dubois nous entraine dans les profondeurs obscures de l’homme. Une confrontation entre la proie et le chasseur. Il nous dévoile la part animale qui est ancrée en nous mais qui, dans certaines circonstances, remonte à la surface.
Ce livre me laisse une sensation étrange, partagée entre la compréhension et l’étonnement. Tout tient dans ce huis clos entre les deux hommes qui ont aimé la même femme et qui sont pourtant si différents. Et je vous avouerai que la fin est très surprenante, rien ne nous prépare à ce dénouement.
De plus le style est clair, l’écriture fluide. Ce qui permet une lecture sans difficulté. Tout réside dans l’histoire elle-même, et non dans les effets d’écriture.
Dans l’ensemble ce roman est intéressant, et ce fut un plaisir de le découvrir et de l’avoir lu. Et bien entendu de partager mes impressions avec vous.
Jean- Paul DUBOIS, La lettre D du challenge ABC. Click

20 octobre 2009
PRIS DANS LES GLACES de Jennifer Niven
L’AUTEUR :
Scénariste de renom, Jennifer Niven a longtemps travaillé pour la célèbre chaine de télévision américaine ABC avant d’entreprendre des recherches sur l’expédition du Karluk et d’écrire “Pris dans les glaces” ( titre original : Ice Master), son premier livre, sorti en novembre 2000. C’est deux autres livres sont : Ada blackjack( novembre2003) et Velva jane learns to drive (premier roman). Elle sortira en 2010 une autobiographie : “The Aqua-net diaries”.
Résumé : 1913, port de Victoria. Vilhjalmur Stefansson, un Canadien avide de gloire, monte une expédition afin de conquérir le pôle Nord. Plus soucieux de son image de conquérant que du sérieux de sa mission, il achète à la va-vite un bateau de pêche totalement inadapté à la navigation dans les glaces et s’entoure d’équipiers incompétents.
Très vite prisonnier de la banquise, le navire est le théâtre de la lâcheté des uns et de l’instabilité des autres : l’équipage, abandonné par Stefansson, doit faire face au froid intense, à la faim, à la maladie et à la mort…
“ Mamen avait attendu aussi longtemps qu’il avait pu, s’accrochant à la vie jusqu’au dernier moment. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Il avait entretenu cet espoir jusqu’au bout, mais le 26 mai à 5 heures du matin, la mort l’ avait emporté.
MacKinlay avait peine à croire que Mamen était mort. Il était si jeune, débordant de courage et de volonté de se battre. Son journal donne l’image d’un jeune homme qui avait prévu son destin mais s’était battu jusqu’à la fin. il avait cru à, l’honneur, au triomphe de la force sur la faiblesse. Il avait vingt-trois ans et faisait de nombreux projets : se marier à son retour, diriger un jour lui-même de grandes expéditions, être un type bien, accomplir du bon travail.
Il n’était plus là pour les réaliser. Mais peut-être, comme il l’avait espéré, aurait-il la possibilité de faire encore mieux dans l'au-delà.”
Le capitaine du Navire Robert Bartlett et son batiment “le Karluk”. Bartlett traversa l’ Alaska pour aller chercher des secours et sauver les hommes de son équipage ( marins et scientifiques)
Mon avis :
“Pris dans les glaces” ou comment l’imbécilité d’un homme mène à la tragédie.
Je ne suis pas sortie indemne de cette lecture. Ce livre est poignant, bouleversant.
Dès les premières lignes Jennifer Niven fait le constat effrayant de la cruauté de Stefansson, le chef de l’expédition. Avide de gloire, cet homme organise une expédition qu’il dit sans précédant, pour découvrir un continent inconnu dans l’ arctique, le Grand Nord. Pour ce faire il emmène avec lui la plus grande équipe de scientifiques. Du jamais vu!!! Malheureusement beaucoup de ces hommes sont inexpérimentés pour se genre d’expédition. Et puis ce n’est pas tout,Stefansson ne prend pas au sérieux le danger de ce voyage, il achète au rabais un vieux bateau de pêche “ le Karluk”, vieux baleinier de 29 ans non conforme pour le bris de glace,ne fournit pas tout l’équipement nécessaire aux hommes ( vêtements adéquats pour le grand froid et nourritures en conséquence…). Bref tout est réuni ici pour les emmener à une catastrophe.
Grâce aux témoignages qu’elle a réussi à réunir et les écrits des naufragés, Jennifer Niven nous retrace l’épopée tragique de ces hommes qui ont vécu l’enfer de 1913 à 1914 sur la banquise arctique, ces hommes qui ont lutté contre le froid et contre la mort. Tout au long du récit, nous vivons chaque instant de leur longue attente, leur peur, leur détresse et leur espoir qui au fur et à mesure s’amenuise.
Je garderais très longtemps en mémoire le destin des hommes ( femme et enfants ) du “KARLUK”.
Elle en parle aussi : Line
Jennifer Niven : la lettre N de l’ABC challenge. Click

06 octobre 2009
REGARDE, NOS CHEMINS SE SONT FERMES de F. Xénakis
Pour ceux qui viennent régulièrement sur mon blog, je m’excuse d’avance de ne pas faire la mise en page habituelle. Mais comme je voudrais passer rapidement sur ce livre, j’ abrège l’article.
Que vous dire ? Le traditionnel “ je n’ai pas aimé le livre”.
Pourquoi ? Aucun intérêt pour le contenu. Je me suis ennuyée du début à la fin.
Mais encore ? Bon je vous résume : Françoise Xénakis nous parle de la maladie de son mari, maladie non défini ( entre Alzheimer et la démence sénile frontale), et des services de soins publiques ( hôpitaux, ambulance, pompiers…), le tout entrecoupé par des extraits de ses 4 autres livres ( Elle lui dirait dans l’île, Moi, j’aime pas la mer, Aux lèvres pour que j’ai moins soif, Le temps usé). Des mots les uns derrière les autres, des phrases, qui, pour moi, n’avaient pas beaucoup de sens. Point final…
Xénakis Françoise, la lettre X du challenge ABC. Click

29 septembre 2009
ZAZIE DANS LE METRO de Raymond Queneau
L’AUTEUR :
Raymond Queneau, né au Havre ( Seine-Maritime) le 21 février 1903 , est un romancier, poète, dramaturge et mathématicien français, cofondateur du groupe littéraire Oulipo.
Il a grandi dans une famille de commerçants. Il monte à Paris pour faire des études de philosophie à la Sorbonne et à l' Ecole Pratique des Hautes Etudes. Il fréquente le groupe surréaliste auquel il adhère en 1924. Après la rupture avec le surréalisme, en 1930, Raymond Queneau se lance dans l’étude des « fous littéraires » et travaille à une Encyclopédie des sciences inexactes. Refusée par les éditeurs, cette encyclopédie lui servira pour le roman Les Enfants du Limon (1938). C’est en 1933 qu’il publie son premier roman, “Le Chiendent”, qu’il construisit selon ses dires comme une illustration littéraire du “Discours de la méthode” de René Descartes. Ce roman lui vaudra la reconnaissance de quelques amateurs qui lui décernent le premier prix des Deux-Magots de l'histoire. Suivront quatre romans d’inspiration autobiographique : “Les Derniers Jours”, “Odile”, “Les Enfants du limon” et “Chêne et Chien”, ce dernier entièrement écrit en vers. Après avoir été journaliste pendant quelques années et avoir fait plusieurs petits métiers, Queneau entre en 1938 aux éditions Gallimard où il devient lecteur, traducteur d’anglais, puis membre du Comité de lecture. Il est nommé en 1954 directeur de la collection « Bibliothèque de la Pléiade ». C’est avec Pierrot mon ami, paru en 1942, qu’il connaît son premier succès.
Raymond Queneau meurt le 25 octobre 1976 à Paris. Une station du métro de Paris lui est dédiée.
( source WIKIPEDIA)
LE LIVRE :
Résumé :
Zazie, une enfant de douze ans aux manières délurées, arrive de sa province impatiente de connaitre le métro parisien. Son oncle Gabriel l'attend à la gare et, à sa grande déception, la jette directement dans un taxi piloté par son ami Charles : direction le café Turandot. Là, elle fait la connaissance de Madot P'tits Pieds, une servante au grand cœur. Chacun va désormais vaquer à ses propres occupations : l'oncle fait la danseuse espagnole au “ Mont de piété”, boîte gay, Zazie découvre le marché au puces en compagnie de l'agent Trouscaillon, Charles déclare sa flamme à Mado. Après quelques jours de folie parisienne, Zazie reprend le train sans avoir vu les couloirs du métro.
MON AVIS : Ce roman de Queneau est sympathique mais je n’irai pas plus loin. Car malheureusement certaines choses m’ont gênée. Premièrement, je ne raffole pas de l’écrit phonétique et il y a eu des passages que j’ai du relire plusieurs fois avant de comprendre. Et deuxièmement, je pense que l’histoire se prête plus au visuel. Je m’explique : Beaucoup de didascalies ont été ajoutées par l’auteur pour nous indiquer clairement la gestuelle des différents personnages. Et les situations que vit Zazie doivent être plus drôle à voir qu’à lire.
Donc je vais me laisser tenter par la visualisation du film ( réalisé par Louis Malle). Et je suis certaine que je vais beaucoup m’amuser. Même si la fin n’ est pas très gaie.
QUENEAU Raymond : la lettre Q du challenge ABC. Click
Elle en parle aussi : Calypso.

22 septembre 2009
A L' ABRI DE RIEN de Olivier Adam
L’AUTEUR :
Olivier Adam est né à Draveil, près de Paris, le 12 juillet 1974. Il suit des études de gestion d'entreprises culturelles. Quelques années plus tard, il commence à écrire et participe en 1999 à la création du festival littéraire Les correspondances de Manosque. Son premier roman Je vais bien ne t’en fais pas ( adapté au cinéma en 2006) est publié en 2000 aux éditions du Dilettante et connaîtra un certain succès (160.000 exemplaires vendus en poche ). Il signe ensuite avec les éditions de l'Olivier où il publie A l'Ouest (2001), Poids léger (2002), Passer l'hiver (recueil de nouvelles, Prix Goncourt de la Nouvelle 2004 et Prix des Éditeurs 2004), Falaises (2005, sélectionné dans 13 prix littéraires sans obtenir aucune récompense) et À l'abri de rien (2007, Prix du Premier prix 2007 et favori du Prix Goncourt 2007).
Entre-temps, en 2003, il devient directeur de collection aux éditions du Rouergue.
LE LIVRE :
Résumé : Marie, une jeune femme dépressive et qui vit avec le fantôme de sa sœur Clara, décédée il y a quelques années, suit une descente aux enfers. Perdue, sans plus de goût pour rien, Marie sombre.
Un jour elle croise le chemin des réfugiés,ces hommes qui cherchent à passer en Angleterre, ceux dont personne ne se soucie, les “Kosovars” comme on les appelle. Et sans trop sans rendre compte, elle va tout leur donner, nourriture, vêtements, l’argent du foyer, tout, même ce qui reste de sa vie de famille. Elle “oublie” son mari et ses enfants.
Emportées par des sentiments troubles et incertains, Marie se met en danger et risque d’y laisser sa peau…..
“ J'avais l'impression que mes enfants étaient désormais séparés de moi par une paroi de verre. Je pourrais toujours les regarder mais plus jamais les toucher ni leur parler. J'étais devenue étrangère. J'étais passée de l'autre côté.”
Mon Avis : Avant ce livre, je ne connaissais pas Olivier Adam. Il est vrai que ce n’est pas le genre de roman que j’ affectionne. Mais comme j’aime les défis, il était normal que je le choisisse pour mon challenge ABC.
J’ ai eu peur de ce que j’allais découvrir, tant pour l’histoire que pour le style d’écriture. Et bien, je ne dirais pas que je vais le mettre dans mes livres de chevet, ni que Adam est un auteur fabuleux, mais je reste agréablement surprise. Déjà, la lecture est agréable, l’ écriture est fluide et claire. L’histoire est un peu plus complexe car le thème abordé ( la violence subie par les réfugiés de Sangatte) n’est pas très facile à exprimer. Et on a quelquefois du mal à comprendre où Adam veut en venir. En fait à la fin du roman, on se demande “Mais pourquoi Marie fait tout ça ?”
Mais dans l’ensemble, j’en garderai un bon souvenir.
Ils s’en parlent aussi : Calypso, Dda.
Adam Olivier : la lettre A du challenge ABC. CLICK

































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