ECRITURE ET POESIE

des petits textes et des poèmes qui suivent le fil de mes pensées. Quelques mots que je couche sur du papier.

10 novembre 2009

LES INNOCENTS de Victor Hugo

Mais les enfants sont là. Le murmure qui sort victor_hugo
De ces âmes en fleur est-il compris du sort ?
L'enfant va devant lui gaîment ; mais la prière,
Quand il rit, parle-t-elle à quelqu'un en arrière ? 
Le frais chuchotement du doux être enfantin
Attendrit-il l'oreille obscure du destin ? 
Oh ! que d'ombre ! Tous deux chantent, fragiles têtes
Où flotte la lueur d'on ne sait quelles fêtes,
Et que dore un reflet d'un paradis lointain !
Les enfants ont des coeurs faits comme le matin
Ils ont une innocence étonnée et joyeuse ;
Et pas plus que l'oiseau gazouillant sous l'yeuse,
Pas plus que l'astre éclos sur les noirs horizons,
Ils ne sont inquiets de ce que nous faisons,
Ayant pour toute affaire et pour toute aventure
L'épanouissement de la grande nature ;
Ils ne demandent rien à Dieu que son soleil ;
Ils sont contents pourvu qu'un beau rayon vermeil
Chauffe les petits doigts de leur main diaphane
Et que le ciel soit bleu, cela suffit à Jeanne.


Ce poème de Victor Hugo (1802-1885) est extrait du recueil “ L’ année terrible”.

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03 novembre 2009

INCANTATION

Ne bouge pas ! Je vois ! ou plutôt j’entre vois,
Dans l’ombre qui s’épand sous ta jupe en ogive,
Le mystère imprécis de tes cuisses en croix
Dont le charme répons à mon expectative ;

Parmi la lingerie, impalpable tissu,
Plus léger qu’un feston de reine de légende,
Le duvet de ta peau se montre à ton insu
Et ta toison secrète est là comme une offrande.

Reste ! ne bouges pas ! je discerne, à présent,
Le contour incarnat du calice indécent
Que mon regard voudrait butiner à distance.

Statue indoue, au galbe immarescible et pur,
Je prosterne mon front dans ta magnificence
Et j’invoque à mi-voix ton sexe clair-obscur.

MAURICE DEKOBRA (1928)

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30 octobre 2009

CHALLENGE “COUP DE COEUR”

coeur vs3

Au fil de mes balades sur la blogosphère, je suis tombée sur ce charmant logo.
Intriguée par sa signification, je me suis interessée à ce qu’il y avait d’écrit en dessous.
Et voici le topo : Théoma ( son blog : AUDOUCHOC ) nous propose de choisir 2 livres minimum dans la liste des livres “coup de coeur” des bloggueurs(euses). Son idée est née d’un tag qui pose une question simple :

Quel livre voudrais-tu faire connaitre au monde entier ?

Donc Théoma a joint le geste à la parole et nous offre la possibilité de partager notre livre préféré …. Mais bon, pour les modalités et plus de précision je vous invite à vous rendre sur
AUDOUCHOC.

Pour ma part, j’ai choisi:

- DRACULA de Bram Stocker **  “coup de coeur” de TPHYANA**

- LA GRAND MERE DE JADE de Frédérique Deghelt ** “coup de coeur” de LILLIBA**

Et peut-être que j’en rajouterais ultérieurement…..

 

             livre livre livre livre livre livre livre

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RITUEL DE CHAIR de Graham Masterton

L’AUTEUR :

masterton Graham Masterton est un auteur écossais, né en 1946 à Edimbourg. Il est surtout connu pour ses romans d'horreur.
Après ses débuts dans le journalisme, il se tourne vers la littérature fantastique et connaît le succès en 1975 avec son premier roman Manitou, adapté au cinéma avec Tony Curtis dans le rôle principal.
Graham Masterton vit aujourd'hui en Irlande, près de Cork, où il continue d'écrire les aventures de Jim Rook, un sympathique mais étrange professeur souvent témoin de phénomènes surnaturels chez ses élèves.
Il a également écrit de nombreux manuels sur la sexualité Comment être un amant parfait : il était éditeur du magazine pour adulte MayFair et de l'édition britannique de Penthouse.

 

rituel de chairLE LIVRE : 

Résumé : Charlie Mc Lean, grand critique gastronomique, emmène son fils Martin pour une tournée  d’une semaine. Mais quand, dans le fin fond du Connecticut, on lui refuse l’entrée d’un restaurant français “ Le Reposoir”, Charlie n’a de cesse que de vouloir aller y manger.  Grosse erreur, car ce n’est  pas un établissement traditionnel, mais le repaire d’une secte anthropophage. Pour eux, la cuisine n’est pas seulement un art, c’est une véritable religion : Martin est enrôlé comme dévot, et  va servir de nourriture. Charlie va tout tenter pour récupérer Martin, il ira jusqu’à participer à un rituel d’initiation. Mais parviendra-t-il à sauver son enfant ?

 

 

MON AVIS : Rien de tel qu’un bon livre d’horreur pour vous faire une bonne frayeur. Et avec celui-ci je n’ai pas été déçue. J’adore me faire peur ! Alors cette histoire de tarés mangeant de la chair humaine au nom de Jésus Christ Notre Seigneur, dans le fin fond de l’ Amérique, c’est un régal !!!!
Ce qui est bien avec Masterton, du moins c’est mon point de vue, c’est que ces romans ne sont pas  vulgaires, car la difficulté dans cet exercice est de ne pas tomber dans le ridicule et l’obscène.
Dans Rituel de chair, la recette est équilibré : une bonne dose d’hémoglobine, quelques détails croustillants ( des doigts, des bras et des pieds tranchés), une pincée d’humour. Vous voilà avec un livre a ne pas lire dans le noir, mais que vous dévorez avec délectation. Pur frisson garanti !!!!!
Alors à table……
                                             Un, deux, trois, je te mange un doigt
                                          Quatre, cinq, six, puis j’attaque la cuisse,
                                             Sept, huit, neuf, ton œil c’est un œuf…..

Graham MASTERTON, la lettre M du challenge ABC. CLICK

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29 octobre 2009

CITATIONS DU JOUR

“ La littérature doit être aisée à comprendre et difficile à écrire, non difficile à comprendre et aisée à écrire.”
                                                                                                           WANG CHUNG, Pensées.

“Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie.”
                                                                                                           CHATEAUBRIAND

“ Il n’existe pas de livre moral ou immoral. Les livres sont bien ou mal écrits. C’est tout.”
                                                                                                           O.WILDE, Le portrait de Dorian Gray.

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27 octobre 2009

LE PETIT ENDROIT de A. de Musset

Vous qui venez ici
dans une humble posture
De vos flancs alourdis
décharger le fardeau
Veuillez quand vous aurez
Soulagé la nature
Et déposé dans l'urne
un modeste cadeau
Epancher dans l'amphore
un courant d'onde pure
Et sur l'autel fumant
placer pour chapiteau
Le couvercle arrondi
dont l'auguste jointure
Aux parfums indiscrets
doit servir de tombeau.

                                  Alfred de Musset.


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26 octobre 2009

HOMMES ENTRE EUX de Jean Paul Dubois

L’AUTEUR :

dubois  Jean-Paul Dubois est né  à Toulouse en 1950. Avant d'être l'auteur d'une dizaine de romans, de recueils de nouvelles et de plusieurs essais dont Eloge du gaucher dans un monde droitier, Dubois se lance dans le journalisme et travaille au Nouvel Observateur.  Il est l’auteur entre autre de Je pense à autre chose, Tous les matins je me lève, Si je pouvais me rapprocher. Le très remarqué Kennedy et moi qui remporte, en 1996, le prix France télévisions( adapté au cinéma par Sam Karmann, avec Jean-Pierre Bacri en vedette). Son roman Une vie française est récompensé par le prix du roman FNAC et le prestigieux prix Femina 2004. Si en 2006 Vous plaisantez, monsieur Tanner aborde de façon humoristique l'enfer des travaux, Jean-Paul Dubois revient en 2007 à plus de gravité avec Hommes entre eux. Suit un an plus tard Les Accommodements raisonnables qui, entre tragique et comique, confirme encore une fois la qualité de la plume de l'auteur.
( source EVENE )

LE LIVRE : hommes entre eux

Résumé : Paul Hasselbank est atteint d’une maladie incurable. Il va bientôt mourir et veut revoir une dernière fois sa femme Anna, qui l’a quittée. Il n’attend plus rien de la vie, à part cette ultime confrontation. Son périple le mène à North Bay, une ville de l’Ontario, sur les  bords du lac Nipissing.
Cette quête ne le mènera pas à Anna mais à Floyd Paterson, un homme des bois, qui vivait il y a peu avec elle. Lors d’une tempête de neige, les deux hommes sont forcés de cohabiter dans la petite maison de Floyd, en attendant une accalmie. Le moment de s’affronter face à face est venu. Ils vont connaître, enfin, leur heure de vérité. Mais vont-ils y survivre ?

 

Mon Avis : Dans un décor d’une pure beauté, les paysages du grand nord canadien, Jean Paul Dubois nous entraine dans les profondeurs obscures de l’homme. Une confrontation  entre la proie et le chasseur. Il nous dévoile la part animale qui est ancrée en nous mais qui, dans certaines circonstances, remonte à la surface.
Ce livre me laisse une sensation étrange, partagée entre la compréhension et l’étonnement. Tout tient dans ce huis clos entre les deux hommes qui ont aimé la même femme et qui sont pourtant si différents. Et je vous avouerai que la fin est très surprenante, rien ne nous prépare à ce dénouement.
De plus le style est clair, l’écriture fluide. Ce qui permet une lecture sans difficulté. Tout réside dans l’histoire elle-même, et non dans les effets d’écriture.
Dans l’ensemble ce roman est intéressant, et ce fut un plaisir de le découvrir et de l’avoir lu. Et bien entendu de partager mes impressions avec vous.

Jean- Paul DUBOIS, La lettre D du challenge ABC. Click

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20 octobre 2009

PRIS DANS LES GLACES de Jennifer Niven

L’AUTEUR :

jennifer niven


Scénariste de renom, Jennifer Niven a longtemps travaillé pour la célèbre chaine de télévision américaine ABC avant d’entreprendre des recherches sur l’expédition du Karluk et d’écrire “Pris dans les glaces” ( titre original : Ice Master), son premier livre, sorti en novembre 2000. C’est deux autres livres sont : Ada blackjack( novembre2003) et  Velva jane learns to drive (premier roman). Elle sortira en 2010 une autobiographie : “The Aqua-net diaries”.

 

 

 

untitledLE LIVRE :

Résumé : 1913, port de Victoria. Vilhjalmur Stefansson, un Canadien avide de gloire, monte une expédition afin de conquérir le pôle Nord. Plus soucieux de son image de conquérant que du sérieux de sa mission, il achète à la va-vite un bateau de pêche totalement inadapté à la navigation dans les glaces et s’entoure d’équipiers incompétents.

Très vite prisonnier de la banquise, le navire est le théâtre de la lâcheté des uns et de l’instabilité des autres : l’équipage, abandonné par Stefansson, doit faire face au froid intense,  à la faim, à la maladie et à la mort…

 

 

Mamen avait attendu aussi longtemps qu’il avait pu, s’accrochant à la vie jusqu’au dernier moment. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Il avait entretenu cet espoir jusqu’au bout, mais le 26 mai à 5 heures du matin, la mort l’ avait emporté.
MacKinlay avait peine à croire que Mamen était mort. Il était si jeune, débordant de courage et de volonté de se battre. Son journal donne l’image d’un jeune homme qui avait prévu son destin mais s’était battu jusqu’à la fin. il avait cru à, l’honneur, au triomphe de la force sur la faiblesse. Il avait vingt-trois ans et faisait de nombreux projets : se marier à son retour, diriger un jour lui-même de grandes expéditions, être un type bien, accomplir du bon travail.
Il n’était plus là pour les réaliser. Mais peut-être, comme il l’avait espéré, aurait-il la possibilité de faire encore mieux dans l'au-delà.”

   Karluk_in_the_Ice_Bartlett

Bartlett7     karluk

Le capitaine du Navire Robert Bartlett et son batiment “le Karluk”. Bartlett  traversa l’ Alaska pour aller chercher des secours et sauver les hommes de son équipage ( marins et scientifiques)

Mon avis :

“Pris dans les glaces” ou comment l’imbécilité d’un homme mène à la tragédie.
Je ne suis pas sortie indemne de cette lecture. Ce livre est poignant,  bouleversant.
Dès les premières lignes Jennifer Niven fait le constat effrayant de la cruauté de Stefansson, le chef de l’expédition. Avide de gloire, cet homme organise une expédition qu’il dit sans précédant, pour découvrir un continent inconnu dans l’ arctique, le Grand Nord. Pour ce faire il emmène avec lui la plus grande équipe de scientifiques. Du jamais vu!!!  Malheureusement beaucoup de ces hommes sont inexpérimentés pour se genre d’expédition. Et puis ce n’est pas tout,Stefansson ne prend pas au sérieux le danger de ce voyage, il  achète au rabais un vieux bateau de pêche “ le Karluk”, vieux baleinier de 29 ans non conforme pour le bris de glace,ne fournit pas tout l’équipement nécessaire aux hommes ( vêtements adéquats pour le grand froid et nourritures en conséquence…). Bref tout est réuni ici pour les emmener à une catastrophe.
Grâce aux témoignages qu’elle a réussi à réunir et les écrits des naufragés, Jennifer Niven nous retrace l’épopée tragique de ces hommes qui ont vécu l’enfer de 1913 à 1914 sur la banquise arctique, ces hommes qui ont lutté contre le froid et contre la mort. Tout au long du récit, nous vivons chaque instant de leur longue attente, leur peur, leur détresse et leur espoir qui au fur et à mesure s’amenuise.
Je garderais très longtemps en mémoire le destin des hommes ( femme et enfants ) du “KARLUK”.

Elle en parle aussi : Line

Jennifer Niven : la lettre N de l’ABC challenge. Click

                                                                       **TABLE DES MATIERES**

10 octobre 2009

AMOURETTE

Or que l'hiver roidit la glace épaisse,
Réchauffons-nous, ma gentille maîtresse,
Non accroupis près le foyer cendreux,
Mais aux plaisirs des combats amoureux.

Assisons-nous sur cette molle couche.
Sus ! baisez-moi, tendez-moi votre bouche,
Pressez mon col de vos bras dépliés,
Et maintenant votre mère oubliez.

Que de la dent votre tétin je morde,
Que vos cheveux fil à fil je détorde.
Il ne faut point, en si folâtres jeux,
Comme au dimanche arranger ses cheveux.

Approchez donc, tournez-moi votre joue.
Vous rougissez ? il faut que je me joue.
Vous souriez : avez-vous . point ouï
Quelque doux mot qui vous ait réjoui ?

Je vous disais que la main j'allais mettre
Sur votre sein : le voulez-vous permettre ?
Ne fuyez pas sans parler : je vois bien
A vos regards que vous le voulez bien.

Je vous connais en voyant votre mine.
Je jure Amour que vous êtes si fine,
Que pour mourir, de bouche ne diriez
Qu'on vous baisât, bien que le désiriez ;

Car toute fille, encor' qu'elle ait envie
Du jeu d'aimer, désire être ravie.
Témoin en est Hélène, qui suivit
D'un franc vouloir Pâris, qui la ravit.

Je veux user d'une douce main-forte.
Hà ! vous tombez, vous faites déjà la morte.
Hà ! quel plaisir dans le cœur je reçois !
Sans vous baiser, vous moqueriez de moi

En votre lit, quand vous seriez seulette.
Or sus ! c'est fait, ma gentille brunette.
Recommençons afin que nos beaux ans
Soient réchauffés de combats si plaisants.


                                                  PIERRE  DE  RONSARD (1565)

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06 octobre 2009

REGARDE, NOS CHEMINS SE SONT FERMES de F. Xénakis

Pour ceux qui viennent régulièrement sur mon blog, je m’excuse d’avance de ne pas faire la mise en page habituelle. Mais comme je voudrais passer rapidement sur ce livre, j’ abrège l’article.

2253111481 Que vous dire ? Le traditionnel “ je n’ai pas aimé le livre”.
Pourquoi ? Aucun intérêt pour le contenu. Je me suis ennuyée du début à la fin.
Mais encore ? Bon je vous résume : Françoise Xénakis nous parle de la maladie de son mari, maladie non défini ( entre Alzheimer et la démence sénile frontale), et des services de soins publiques ( hôpitaux, ambulance, pompiers…), le tout entrecoupé par des extraits de ses 4 autres livres ( Elle lui dirait dans l’île, Moi, j’aime pas la mer, Aux lèvres pour que j’ai moins soif, Le temps usé). Des mots les uns derrière les autres, des phrases, qui, pour moi, n’avaient pas beaucoup de sens. Point final…

Xénakis Françoise, la lettre X du challenge ABC. Click

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